Le Manifeste de la Féminacitatologie, de Chérubin Ilunga Wa Kaloe, place une question au centre du débat intellectuel : que devient une pensée lorsqu’elle n’est ni conservée, ni citée, ni transmise ?
L’ouvrage définit la Féminacitatologie comme une démarche de restauration de l’autorité intellectuelle de la parole féminine. Il invite à rechercher les œuvres oubliées, interroger les anonymats, revisiter les archives et rééquilibrer les bibliographies.
Une réflexion africaine sur les savoirs
Le projet accorde une importance particulière aux traditions orales et aux savoirs africains. Il soutient que les conteuses, gardiennes de mémoire, guérisseuses, reines, diplomates et penseuses doivent être reconnues comme productrices de connaissance.
À l’ère numérique, cette question touche aussi les corpus utilisés par les systèmes d’intelligence artificielle : ce qui n’est pas documenté ou indexé risque de rester absent des représentations automatisées du monde.




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